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Ici se trouvent des idées de promenade, des comptes-rendu de petites pérégrinations parisiennes, des coins perdus ou oubliés de la capitale, des évènements qui ont fait l'objet d'une nouvelle balade ou d'une petite virée dans un quartier que je ne connais
  • Au coeur du 6ème arrondissement, un hommage érotico-chevalresque ...

    Le 16/08/2011 à 21:14BaladesCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    J'aurais pu choisir de classer ce billet dans ma rubrique "Paris à cheval", mais mon esprit perfectionniste me pousse plutôt à le ranger dans mes "balades"...car la rencontre étrange (certes ce n'était pas la première, mais celle d'aujourd'hui prenait un caractère artistique que n'avait pas les précédentes...) a bien été faite dans le cadre d'une balade, sur les trottoirs chauds d'une capitale largement ensoleillée....

    C'est donc au Carrefour de la Croix Rouge (ancienne appellation puisqu'il convient aujourd'hui de parler de la place Michel Debré, rendons à Debré ce qui est à Debré....) qu'en l'espace de quelques enjambées j'ai croisé le grand César. Alors non, pas d’empereur romain en vue (quoique l'homme en question avait un faciès qui aurait pu se prêter à un rapprochement avec son homonyme...je m'arrête là, car je risque encore de m'égarer...) mais tout de même le grand César, le César des arts, notre César national, celui à qui l'on doit LE Pouce (notamment visible sur le Parvis de la Défense), et autres compressions dont il se fit, entre autres, le spécialiste....
    Installée à cet angle de la rue de Sèvres et de la rue du Cherche MMidi, dans ce quartier où le Bon Marché attire touristes comme autochtones, où les sculptures du Lutécia  fleurissent comme les sacs ultra chics aux bras des parisiennes de bon ton, où les vitrines des commerces sont toutes plus élégantes les unes que les autres, la sculpture du "Centaure", puisqu'il s'agit bien de lui, sur ses presque 4,70 m, domine que dis je, trône littéralement sur ce quartier on ne peut plus parisien.
    Commandée en 1985 par l'Etat, dans ce que j'appelle cette "vague culturelle rose" qui a entraîné sur son passage les installations plus ou moins contestées des "Sphérades", des "deux plateaux", mais aussi de la "Pyramide du Louvre" et de "L'heure pour tous", le Centaure, qui était également pour son concepteur un hommage rendu à Picasso, évoque à lui seul un certain nombre de références, de concepts et d'idées historiques et artistiques.
    Créature mythique, être hybride par excellence composé d'un corps de cheval pour sa partie postérieure (et quel postérieur....), et d 'un corps d'homme pour sa partie supérieure, le centaure évoque à lui seul mythologie, légende, poésie, onirisme et fantasmagorie....Toutefois, l'exemplaire laissé par César à la ville de Paris ne laisse pas indifférent, et ce pour plusieurs raisons : 
    Cette oeuvre est typique des travaux réalisés par le sculpteur-soudeur qui s'était fait le spécialiste des sculptures réalisées avec des éléments de récupération. Nous en avons ici un exemple dérivatif avec cet assemblage hétéroclite composé d'éléments de bronze divers, comme une pelle, une petite tour Eiffel, un manche de violon un balai, qui compose ici la queue du "cheval"....Cette sculpture est témoignage de la technique utilisée par César, mais aussi de sa démarche artistique résolument inscrite dans les principes des nouveaux réalistes auxquels il appartient, aux côtés d'Arman ou de Niki de St Phalle pour ne nommer que les plus célèbres.
    L'être imaginaire sur ses quatre pieds présente, de par le matériaux et la technique d'assemblage utilisés, un aspect noueux voire tortueux, mais néanmoins duquel se dégage une vraie poésie, et une douceur sans doute principalement rendue par le geste d'ouverture évoquant une certaine mansuétude mais également la magnificence des "grands" à cheval (comme les véritables statues équestres que l'on peut voir dans d’autres quartiers de la capitale).
    Et si l'apparition étrange donne également cette impression de force tranquille c'est sans doute aussi parce que c'est ce qui se dégage de son visage tournée vers l'horizon parisien, le regard perdu au loin, c'est à dire de celui de César puisque cette sculpture est à moitié (notre homme n'était pas issue d'une lignée mythologique non plus...), un autoportrait. Une opposition gestuelle également : alors que les quatre pieds (je ne dirais pas non plus "les quatre fers" car à bien y regarder, "ça"n'y ressemble pas tout à fait...), semblait esquisser une danse, le geste des bras se prétant également à ceux d'une valse, le visage quant à lui reste totalement impassible, empreint d'une vraie sagesse. Une sagesse qui accentue encore un peu plus la poésie qui parcours toute l'oeuvre...des doigts de pieds jusqu'à cette étrange chevelure....
    Une opposition réelle se remarque donc entre cette incarnation mythologique qui fait référence à des créatures aux penchants belliqueux et peu chastes...(ces créatures extraordinaires dotées de deux appareils génitaux seraient elles doublement libidineuses ?) et le caractère placide, voire sage se dégageant du faciès de la sculpture. 
    Un choix que l'on pourrait qualifier d'étrange pour un autoportrait, sans doute moins en ce qui concerner "l'hommage à Picasso" qui aurait tout à fait pu, au vu de sa vie sentimentale proche de l'épopée érotique, être rapproché de l'un de ces conquistadors de la gent féminine....

     

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  • Sur les pas d'Arago...

    Le 09/06/2011 à 20:48BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Ce soir j'évoquerai un hommage....mais un hommage sans stèle ni statue, sans discours, ni panégyrique, sans célébration  ni épitaphe....mais tout simplement un chemin, un chemin qui peut être un chemin de réflexion, comme une promenade fantaisiste et bohème, un chemin qui prend la forme d'une démarche artistique, une installation pérenne, tournée vers la connaissance et la reconnaissance..... 
    Si vous regardez une peu vos pieds en marchant dans Paris, peut être avez vous déjà remarqué de petites plaques circulaires enchâssées dans sur le trottoir, si oui, sans doute vous êtes vous posé la question de l'orgiine et du sens de cet inclusion urbaine.....voici l'explication....
    Un hommage donc à M. ARAGO dont nous connaissons surtout le nom associés à l'urbanisme sur notre territoire national, à travers des places, passages, boulevard et autres avenue...A Paris, le physicien avait entre 1893 à 1942 une statue à son effigie. Fondue pendant la second guerre mondiale, le socle est resté seul....Alors pour rendre un nouvel hommage à l'homme de science et à l'occasion du bicentenaire de sa naissance en 1986,le ministère de la Culture monte un projet inédit et original, en collaboration avec l'artiste contemporain hollandais Jan Dibbets, s'inscrivant véritablement dans la mouvance du land art qui a alors le vent en poupe.... .l'objet étant de poser sur l'axe du méridien passant par Paris, 135 médaillons estampillés d'un symbolique "ARAGO", d'un diamètre de 12 centimètres de centimètres.
    Le sens de la démarche est multiple : artistique, historique et physique. Volontairement les médaillons se lient complètement aux endroits où ils sont posés, jardins, passages couverts ou chaussées avec leurs bouches d'égout et de gaz, avec en mémoire les recherches menées à l'époque d'Arago sur le système métrique, cette démarche revêt une pertinence particulière. La situation du piéton parisien cheminant de médaillon en médaillon, n'est en effet pas sans analogie avec celle des premiers cartographes établissant de lieu en lieu des mesures avec leur quart de cercle. ce projet intègre des notions constamment présentés dans l'oeuvre de Jan Dibbets: le déplacement, le rapport entre la vision lointaine et la vision proche, une organisation séquentielle de l'espace, la manière dont le mental supplée aux limites de la perception visuelle.

    Alors, si vous cherchez une balade fantaisiste, inspirante et ludique, je vous conseille pour cela de suivre le chemin que nous a laissé (enfin presque...) le physicien Arago, pour faire une balade parisienne pas comme les autres à l'ombre de l'histoire....vous pouvez commencer votre promenade en rejoignant le socle conçu point de repère au centre à partir duquel l'oeuvre s'étend dans deux directions opposées (précisément devant le Conseil d'Etat). ou bien partir du socle solitaire de la place de  l'ile de Sein (14ème) et de suivre tel le petit Poucet le chemin du méridien parisien jalonné de médaillons incrustés dans le bitume du trottoir.....

    Je n'ai pour l’instant pas réalisé ce parcours dans a totalité mais je ne désespère pas de prendre le temps un jour de me cantonner à suivre les plaques scintillant sous le soleil...ces quelques exemplaires ont été trouvé, par hasard, au gré d'autres balades...

     

     

    Localisation des médaillons le long du méridien de Paris, du nord au sud : 

    XVIIIe arrondissement

    • 18 av. de la Porte de Montmartre, devant la bibliothèque municipale (1)
    • angle rue René Binet / av. de la Porte de Montmartre (1)
    • 45/47 av. Junot (1)
    • 15 rue S. Dereure (1)
    • 3 et 10 av. Junot (2)
    • Mire du Nord, 1 av. Junot, dans cour privative, accès réglementé (1)
    • 79 rue Lepic (1)

    IXe arrondissement

    • 21 boulevard de Clichy, côté trottoir et sur le terre plein central (2)
    • 5 rue Duperré (1)
    • 69/71 rue Pigalle (2)
    • 34 rue de Châteaudun, cour intérieur du ministère de l'Education nationale (2)
    • 34 rue de Châteuadun (1)
    • 18/16 et 9/11 boulevard Haussmann, devant le restaurant (2)
    • angle rue Taitbout, devant la brasserie et 24 boulevard des Italiens (2)

    IIe arronidissement

    • 16 rue du 4 septembre (1)
    • 15 rue saint Augustin

    Ie arrondissement

    • 24 rue de Richelieu (1)
    • 9 rue de Montpensier (1)
    • Palais Royal: péristyles de Montpensier et de Chartres, galerie de nemours, passage sous voûte côté place Colette et place Colette devant le café (7)
    • angle place Colette et Conseil d'État, rue saint Honoré (1)
    • place du Palais royal, côté rue de Rivoli (1)
    • rue de Rivoli, à l'entrée du passage sous voûte (1)
    • Louvre, aile Richelieu: salle des sculptures françaises et devant l'escalator (3)
    • Louvre, cour Napoléon, derrière la pyramide (5)
    • Louvre, aile Denon: salle des antiquités romaines, escalier et couloir (3)
    • Quai du Louvre, près de l'entrée du pavillon Daru (1)
    • port du Louvre, non loin du Pont des Arts (1)

    VIe arrondissement

    • port des Saints-Pères (1)
    • quai Conti, un à l'angle de la place de l'Institut (2)
    • place de l'institut, passage rue de Seine (1)
    • 3 et 12 rue de Seine (4)
    • angle rue de Seine / rue des Beaux-Arts (1)
    • 152 et 125-127 boulevard Saint-Germain (2)
    • 28 rue de Vaugirard, côté Sénat (1)
    • Jardin de Luxembourg, sur espaces asphaltés ou cimentés (10)
    • rue Auguste Comte, à l'entrée du jardin (1)
    • av. de l'Observatoire sur trottoir côté jardin (2)
    • angle av. de l'Observatoire / rue Michelet (1)
    • jardin Marco Polo (3)
    • angle av. de l'Observatoire / rue d'Assas (1)
    • place Camille Jullian (2)
    • sur terre plein angle av. Denfert Rochereau / av. de l'Observatoire, côté Observatoire (1)
    • av. de l'Observatoire (2)

    XIVe arrondissement

    • cour de l'Observatoire de Paris (2)
    • à l'intérieur de l'Observatoire (1)
    • terrasse et jardin haut, dans l'enceinte protégée de l'Observatoire (7)
    • boulevard Arago / place de l'Ile de Sein (6)
    • 81 rue du faubourg Saint Jacques (1)
    • place Saint Jacques (1)
    • parc Montsouris (9)
    • boulevard Jourdan (2)
    • Cité universitaire, axe allant du pavillon Canadien au pavillon Cambodgien, le dernier se trouve derrière ce pavillon (10)

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  • Les "jardins nourriciers" au Palais Royal

    Le 04/06/2011 à 19:58BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    "Rendez-vous au jardin" c'est par ces trois mots que le Ministère de la culture et de la Communication invitent ce week-end les parisiens à venir parcourir les allées des jardins français (2200 jardins au total participant à l'opération sur tout le territoire national) et à participer à cette initiative mêlant botanique et altruisme, nourriture terrestre et nourriture spirituelle, corps et esprit, dans une approche aussi philosophique que culturelle, sociale comme esthétique.

    Pour cette neuvième édition placée sous le signe du "jardin nourricier" les organisateurs avaient entre autre aménagé les jardins du Palais Royal, que j'ai croisé cette après-midi au cours de ma promenade et c'est dans l'affluence de cette chaude journée estivale que je me suis attardée quelques instants sur les plants de basilic, pieds de tomates et d'aubergine et que j'ai respiré les effluves de quelques brins de lavande....

    Cette manifestation se clôturera dimanche après-midi par une vente des plantations au profit d'oeuvres caritatives.

    Cette ambiance à la petite note bucolique et colorée était très agréable, familiale...pendant quelques instants, les parisiens ayant la fibre et les doigts un peu verdâtres se retrouvaient pour deviser et échanger au dessus d'un pied de laitue rouge ou d'un fraisier...Non loin de là, les bassins étaient fort prisés et les chaises de jardins accaparés par les amoureux du soleil qui lézardaient sous ses rayons généreux, bercés par le bruit des jets d'eau des fontaines....

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  • Les "dalles étoilées" de l'avenue Montaigne, en hommage aux grands couturiers...

    Le 03/05/2011 à 20:53BaladesCommentaires (2)Ajouter un commentaire

    C'est en me rendant d'un pied léger à un rendez-vous par une soirée ensoleillée que j'ai remarqué  un détail sur le trottoir de l'Avenue Montaigne personnalisant ainsi cette artère de la mode, cliché de la haute couture parisienne d'un  petit signe distinctif chic et artistique.....il faut croire que j'avais (assez inhabituellement d'ailleurs) l'oeil rivé sur le trottoir ce soir là alors que j'ai plutôt le nez en l'air lorsque je suis dans la rue..... Au niveau de la rue François 1er qui coupe l'avenue presqu'en son milieu, ont été placées quatre dalles en mosaïque et inclusions signant le nom de quatre personnalités qui ont révolutionné la couture française à l'aube du XXème siècle. Un hommage à ceux qui ont marqué la vie parisienne de leur temps, lancé les prémices de ce qui contribuerait à rendre Paris l'étoile de l'élégance brillant au delà des nos frontières....

    Au nombre de quatre donc, ces dalles sont situées aux angles du carrefour de l'avenue Montaigne et de la rue François 1er et même si elle restent discrètes dans leur physionomie, les lettres métalliques et les couleurs dénotent du reste du trottoir et attirent spontanément le regard du promeneur ...de forme carrée, elles mettent en scène un modèle féminin portant une robe créée par le couturier auquel elles rendent hommage. Réalisée en mosaïque, ce sont autant de petites touches de couleurs qui animent ainsi ces quelques centimètres carrés de la mythique avenue parisienne. Mais voyons d'un peu plus près de qui il s'agit précisément....
    Honneur aux femmes, puisque dès la fin du XIXème siècle certaines se sont imposées dans la création et le monde de la couture parisienne. Ainsi Jeanne Paquin est l'une des premières à acquérir une renommée internationale dès les années 1890. Dentelles et fourrure rendent ses réalisations très prisées et la hissent au faite de la notoriété. Résolument moderne elle sait s'adapter aux évolutions de la société française et notamment celle de la femme dans cette première moitié du XXème siècle (et de ses deux guerres) faisant du "sexe faible" un sexe un peu plus fort....Sur le sol parisien, une robe de soirée noire habille le mannequin blond qui représente cette icône de l'histoire de la mode française...
    Les soeurs Callot ensuite (au nombre de quatre), qui ont apporté à partir de 1895 jusqu'à la seconde guère mondiale environ, une note exotique aux modèles qui étaient alors créés. Ce sont elles notamment qui commencent à utiliser l'or et le lamé dans leurs créations. Cette maison fut l'une des plus réputées dans les années 1920. Ici c'est le bleu que l'on a choisit de mettre à l'honneur avec une robe longue droite que vient éclairer un paletot blanc.
    Puis Madeleine Vionnet qui s'est largement inspirée de la maison Callot. Elle est considérée comme l'une des plus grandes couturières françaises propulsant les ateliers de couture français aux cimes de la haute couture internationale. Si elle ne connait véritablement le succès qu'à partir de 1914, elle influencera de nombreux créateurs tout au long du XXème siècle. Elle marque notamment l'histoire de la confection de luxe par la coupe en biais dont elle est l'initiatrice et la maîtrise parfaite du drapé. Avant Poiret elle apporte aussi la liberté et le bien être aux femmes en délaissant le corset. Sur cette mosaïque, le modèle vu de dos est habillé de vert, et la tenue sophistiquée évoque effectivement les célèbres drapés qui ont fait la renommée de la couturière.
    Après ces dames un hommage au seul homme ayant son épitaphe sur l'avenue...j'ai nommé M. Paul Poiret.... l'audace qui le caractérise et dont il a fait preuve chez son maître Doucet lui permettra de rester dans l’histoire de la confection de luxe et de passer à la postérité. Il restera célèbre pour avoir entériné la fin du corset (amenant un peu plus tard les femmes à d'autres émancipations....). Mais en plus d'être une figure emblématique de la création française qui connait son heure de gloire juste avant que la première guerre mondiale ne bouleverse la société, c'est également une figure de proue des nuits parisiennes durant les "années folles" organisant pour ses invités des soirées exceptionnelles. Ici, le jeune modèle habillé d'une tenue jaune vif, accueille sur sa main un perroquet au plumage turquoise....il reflète fidèlement les dessins aquarellés qui ont véhiculés les créations de celui que l'on appelait "Poiret le Magnifique" .
    Au graphisme simple et dans des poses figées, hiératiques, voire mécaniques ces modèles dont le contour approximatif est simplement suggestif rapellent tout de même les origines de la haute couture française et m'évoquent presque les fameuses dalles étoilées d'hollywood...mais avec toute la retenue et élégance que la France sait conserver...

  • A la Grande Mosquée, point de Désiré, mais un point de départ...

    Le 30/04/2011 à 20:46BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Un samedi de nostalgie légère et me voilà à nouveau au coeur de la grande Mosquée de Paris, certes j'en ai déjà une première fois parlé à travers une évocation des fontaines du patio qui apportent une note fraîche et aquatique à ce cadre oriental unique en plein Paris, mais il y a plus encore à dire sur ce petit oasis du coeur de la capitale. Ainsi j'ai une nouvelle fois passé les portes de cet endroit que je ne connaissais pas du tout jusqu'à que Désiré ne m'y emmène. Pour un premier rendez-vous c'était un lieu d'une part vraiment original mais qui plus est totalement dépaysant....(le choix de ce lieu aura permis à cette rencontre d'être ainsi doublement singulière et marquante, la rencontre avec l'Homme l'étant déjà suffisamment en elle même...).

    Avant de retranscrire en quelques lignes la physionomie et l'ambiance qui règne à l'ombre du minaret, il convient d'évoquer brièvement l'histoire de ce lieu. La première pierre de l'édifice a été posée en 1922, au lendemain de la première guerre mondiale afin de rendre hommage aux 70 000 soldat de confession musulmane morts pour la France au combat. Toutefois, le projet de donner un lieu de culte aux musulmans de France remonte à la fin du XIXème siècle. Inaugurée le 16 juillet 1926, elle vient célébrer l'amitié franco-musulmane scellée dans le sang versé sur les champs de bataille européens, et affirme que la république respecte et protège toutes les croyances. Un postulat qui vient appuyer la loi de 1905 séparant l'Eglise de l'Etat, alors fraîchement votée, faisant de la laïcité un pilier de la nation française.
    Comme un ilot protégé dans ce 5ème arrondissement aux multiples facettes, la grande mosquée se voit de loin....et pour cause....le minaret de 26 mètres de haut semble veiller sur ce vieux quartier parisien. Construit sur le modèle de la mosquée de Zitouna en Tunisie, il se distingue du reste des bâtiments érigés quant à eux sur celui de la mosquée de Fès (l'une des plus anciennes du monde). Le visiteur est accueilli par deux grandes portes en bois, qui l'invitent à s'ouvrir à une autre culture mais surtout à une autre confession. Ce monument d'art, d'histoire et de civilisation à l'enceinte blanche renferme en effet une salle de prière marquée par différentes influences décoratives musulmanes, une bibliothèque, une madrassa (école), une salle de conférence, mais aussi, un salon de thé, un hammam, un restaurant, un petit souk, un patio et une cour d'honneur qui sont les deux derniers lieux qui m'inspirent le plus.
    Le calme et le silence se font dès lors que l'enceinte est traversée pour laisser place aux murmures de l'eau des fontaines, au vent dans les feuillages des jardins et au bruit des pas feutrés sous les arcades de la Cour d'honneur.
    Un lieu où est célébré le mariage heureux des matériaux, de la mosaïque et de la sculpture, du bois et de la pierre, du concave et du convexe, des formes géométriques rigides qui se fondent dans l'écrin naturel des végétaux, monde vivant en mouvement, qui laisse le visiteur dans une véritable osmose. Les volumes architecturaux, spacieux et aérés, les lignes, les niveaux, les perspectives, les matières et les couleurs, chaudes comme froides, s'harmonisent pour créer une ambiance particulière propre aux lieux de culte, amenant spontanément sérénité et apaisement. Tous ces éléments sont de discrètes références moyen orientales, comme l'étoile qui forme le socle des fontaines ou bien les linteaux de portes en marbre ciselé ou encore les rosaces de mosaïques au graphisme presque hypnotisant.
    Lieu de rencontre, de prière et de réflexion, cet endroit est aussi et surtout un lieu d'échange, et d'ouverture à l'autre. Il est très agréable de se promener sous les arcades, d'écouter le silence qui s'impose à vous pour mieux vous ramener à l'essentiel. 
    L'essentiel qui nous permet de faire le tri et de choisir les chemins de nos vies... C'est auprès des feuillages et des mosaïques, dans la pénombre et la fraîcheur des couloirs de la cour d'honneur et surtout au pied des fontaines de marbre rose que je retrouve un peu de clarté intérieure...j'aime regarder l'eau couler inlassablement comme le cycle perpétuel de la vie qui sans cesse se renouvelle en nous...le murmure de l'eau répondant au souffle de vie....la dernière fois que je suis passée par là l'eau ne coulait plus, elle était stagnante, comme figée dans un temps qui ne cesse pourtant de filer...
    Aujourd'hui cette eau qui restait immobile et trouble malgré les reflets offert par le soleil parisien, cette eau, comme le reflet du coeur et de ses états d'âme, s'est remise à couler....alors pour ne pas me perdre dans les turpitudes des eaux stagnantes et du souffle manquant à mon coeur, je délaisse les fontaines et les mosaïques colorées et quitte cette petite parenthèse de ma vie parisienne pour laisser les rayons du soleil printanier dessiner de nouveaux chemins sur le bitume et les pavés parisiens...

  • Square René Viviani Montebello, on se repose à l'ombre des ans...

    Le 21/04/2011 à 21:20BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Au coeur de Paris, se trouve un endroit qui vous envoie tout à coup dans un petit village de campagne, où l'on respire, non pas le parfum du foin coupé ou de l'herbe mouillé....mais plus prosaïquement l'air de la sagesse et de la sérénité.... Il s'agit du petit square René Viviani Montebello (que l'on appelle aussi parfois de façon "plus catholique", le square St Julien le pauvre), faisant de ce coin de Paris la partie la plus ancienne du V ème arrondissement. 

    Entre les quelques arbres et les bancs qui agrémentent la promenade du parisien et la visite du touriste réside notre doyen, non non, pas de statue antique, ni de vieillard inscrit à résidence, mais un arbre qui a pris racine (et c'est le cas de le dire...) depuis 450 ans (tout de même...). Originaire d'Amérique du nord et rapporté par Jean Robin (jardinier du roi), ce robinier a été planté en 1601 et trône depuis, sur ce square. Comme celui du Jardin des Plantes, il est le plus vieux spécimen d'Europe. Arbre robuste a croissance rapide le robinier est se propage spontanément, ses fleurs délicatement parfumées apparaissent sen avril mai, avant de faire place à de grosses boules de graines.

    Si le vieil arbre penche autant et qu'il a besoin non pas d'une canne mais de véritable contrefort pour le soutenir, c'est qu'il est bien fatigué....Son tronc est tellement large que son poids et celui des branches et des feuilles l'ont fait ainsi pencher. Habilement dissimulée sous une masse luxuriante de lierre  une structure de ciment supporte et conforte le tronc incliné qui lui permet ainsi de  tenir encore debout. On pourrait penser au vu de sa posture déséquilibrée que le vieil arbre et malade ou en fin de vie, ce qui n'est pas le cas...Les services municipaux veillant en effet de près à l'état de santé de notre ami lui offre un toilettage en règle tous les ans.

    On peut profiter d'un instant de repos en s'asseyant au pied de cet arbre sur le banc circulaire qui a été mis en place l'année dernière. La margelle est composée d'un tressage en châtaignier selon une méthode qui date du  moyen âge et qui est à nouveau appliquée dans certains jardins, tendis que la partie banc est en chêne. Il est presque touchant d'ailleurs de voir le tout à chacun, de tout ages, de toutes origines, venir se reposer quelques instants à l'ombre du vénérable qui offre la quiétude de ses ans aux jeunes générations, comme lui, bien vivantes.... avec ses 15 m de haut et ses 3,5 m de circonférence, il y a de quoi faire de l'ombre....

    Le feuillage du robinier vient presque caresser les toits de la petite église St julien le pauvre, qui jouxte directement le square. L'église romane pour laquelle il a un net penchant (au sens propre évidemment), n'est pas toute jeune non plus...puisqu'elle est la plus vieille église parisienne. Lieu de sépulture mérovingienne, elle est érigée au XIIème siècle par des moines clunisiens sur les fondations d'une église du VIè siècle elle est une étape sur la route des pèlerins de Compostelle. Elle était aussi à l'époque un axe stratégique, à l’intersection de deux voies romaines conduisant à Orléans et le Midi, et vers Lyon et l’Italie. Elle fut considérablement modifiée au XVIIè siècle, où l'on remplaça notamment la façade par celle quel'on voit aujourd'hui. Elle fut utilisée comme grenier à sel pendant la Révolution et affectée au culte catholique grec byzantin en 1889 : une iconostase réalisée en 1900 sépare le choeur de la nef.

    Voilà donc deux vieillards bien paisibles qui font de ce coin de Paris, un petit havre de verdure, mais aussi de paix, qui vous donne ainsi gratuitement un  peu de sagesse et sérénité. Sûr qu'en ces journées dignes d'un plein été...le vieil arbre doit être bien réquisitionné...

  • "Chez Robert..." l'art essaime pour mieux aimer...

    Le 12/04/2011 à 19:28BaladesCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    "59Rivoli", "Aftersquat", "Chez Robert, electron libre"...autant de noms pour une même et unique adresse, particulière mais en même temps, et surtout, collective. Une adresse bien connue pour sa façade qui aurait pu me faire classer ce billet dans la catégorie "derrière les portes et les façades", il faut dire que ce numéro de la rue de Rivoli a une histoire, une identité et une vraie personnalité....

    Cet immeuble m'a toujours surprise, laissée interrogative et interloquée (surtout à l'époque où ma curiosité de parisienne n'était pas encore réellement exacerbée), mais aussi souvent amusée de par son individualité affichée. Au départ je ne connaissais ce bâtiment qu'à cause du symbole qu'il représentait : une résistance urbaine face à la spéculation de l'immobilier parisien, parfois impitoyable...l'immeuble ayant été pendant plusieurs années réquisitionné par des squatteurs désireux de réanimer un lieu devenu totalement abandonné par le Crédit Lyonnais et l'Etat français, mais aussi de promouvoir des artistes en leur laissant l'espace suffisant pour se loger et créer et enfin, de "prouver le bien fondé d'une politique culturelle alternative"
    C'est ainsi que pendant presque deux années, les artistes en quête d'un toit et les pouvoirs publics s'affrontent à coup d'expulsions et autres banderoles incendiaires tendues sur la façade ainsi dénaturée et meurtrie du 59 rue Rivoli, qui prend alors le nom (bucolique?) de "Chez Robert, électron libre".
    Depuis plusieurs années, le consensus et la paix semblent s'être installés entre la Mairie de Paris et le collectif d'artistes, à travers une nouvelle forme d'exploitation des lieux en question. La municipalité ayant en effet mis en place ce qui pourrait ressembler à un "partenariat", visant à  faire de cette adresse une "pépinière de talent", officiellement qualifiée "d'Essaim d'art", et permettre ainsi aux artistes de trouver par là un moyen de promouvoir leur production. Un espace où cosmopolitisme, alternative, échange et contact sont les maîtres mots.
    Si la façade a connu déboires et malheurs, elle semble enfin depuis quelques temps prendre des airs de fête au gré des saisons mais surtout des expositions qu'elle accueille... Il est vai que pendant plusieurs années ce sont des banderoles dénonçant les maux par les mots ainsi que des accumulations d'objets en tout genre "dégoulinant" au fil des fenêtres et des corniches du 59, qui accaparaissaient les murs extérieurs pour mieux interloquer et quelque part mobiliser.... C'est à la fin de l'été dernier que j'ai croisé cet étrange mais joyeux bestiaire qui n'a plus rien d'un manifeste anarchique ou marginal mais plutôt d'une expression artistique à part entière reflétant la liberté d'expression et de création qui se revendiquent comme seuls propriétaires des lieux.
    J'ai passé la porte de cet atelier-galerie hors du commun dimanche dernier, à l'invitation appuyée de Désiré qui souhaitait rencontrer M. Anthony White, artiste australien qu'il suit et soutient depuis ses débuts, dans le cadre de l’exposition qui s'y déroulait élégamment intitulée "Greedy Bastarts" et dont le visuel référent prenait forme à travers un symbolique billet de 59 euros, customisé pour l'occasion.... Étaient exposées de nombreuses oeuvres réunies autour du thème délicat et sensible de l'argent et du capitalisme.
    C'est donc une vision bien particulière qui était donnée sur les cimaises, à travers diverses évocations et interprétations du billet de banque, mais également tout ce qui peut évoquer et suggérer, de près ou de loin, le capitalisme, la rentabilité, le fric, la tune, le flouze, l'oseille, le blé....bref l’argent, qu'il soit propre ou nauséabond, l'argent qui peut nourrir comme pourrir, un homme comme une société toute entière .... Néanmoins le sujet était traité de façon ni trop abrupte ni trop directe, mais plutôt subtilement, comme ce tableau "traderland" ou bien ce parachute (doré ?) à l'effigie de la livre sterling (qui aurait aussi bien pu être un euro, un dollar ou un yen....), ou bien encore ce panneau reprenant le plateau de jeu du Monopoly mais revisité par l'oeil du capitalisme ambiant....tout comme ce grand code barre, évocateur du commerce qui n'est rien d'autre qu'une course effrénée vers le tout argent, icone de la consommation de masse et donc du profit...ces deux dernières étant justement des oeuvres d'Anthony White.
    Ainsi, sous un soleil qui n'avait rien de printanier, j'ai enfin fait connaissance de ce lieu de rencontre et d’échange culturel et comme le renouvellement artistique fait aussi partie du concept de cet espace, un accrochage diférant tous les quinze jours, je reviendrai "chez Robert", avec ou sans Désiré...

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  • "Petite échappée belle" ou avant goût du Printemps...

    Le 05/03/2011 à 20:48BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Un manque d'inspiration (si si ça m'arrive parfois !), des courbatures mais un ciel bleu qui vous pousse à sortir baskets et appareil photo.....de belles heures de balade, de prises de vues et de petites découvertes sur des choses que je ne cherchais pas mais sur lesquelles je suis finalement tombée sans le vouloir. Voilà un samedi qui, s'il devait être initialement montagnard reste en définitive parisien...(parce que je le vaux bien), quelques heures de promenade au soleil dans ma capitale préférée qui ne me font regretter ni les cimes ni la neige.
    Une "petite échappée belle" entre la grand Mosquée, le Jardin des Plantes et ses joggeurs du week-end, l’île de la cité en passant sous les fenêtres d’Héloïse et d'Abelard, puis le temps de passer non loin  de Notre Dame, de voir que plus que sur le pont des Art,  c'est sur le pont de l'Archevêché que les amants scellent leur amour..... Par incidence (ou pas) croiser quelques "Space invaders", faire la connaissance d'une certaine "Lili tonnerre" que je souhaiterai recroiser bientôt sur les murs des rues de Paris, jouer à cache cache avec THTF (dont je reparlerais bientôt), entre la rue Quincampoix, la rue des Lombards et la rue de la ferronnerie....croiser une "goutte d'humeur" et consorts qui vont alimenter mon diaporama consacré au street art...
    Repasser par le Marais et ses petits bistrots, constater l'avancée des travaux des Halles, flâner encore vers la Place du Chatelet, puis slalomer entre les étalages de fleurs du quai de la Megisserie, admirer la Seine qui elle aussi prend un bain de soleil, la voir scintiller sous les vols plané des mouettes, s'arrêter un instant devant le Pont Neuf (pas si neuf que ça d'ailleurs) où passent depuis des siècles, parisiens comme étrangers, admirer ses lignes et ses courbes se distinguant à peinde dans cette lumière de fin d'hiver, se laisser inspirer par les images, les souvenirs et les couvertures de magazines que proposent les bouquinistes...... et voir que, comme moi, chacun profite à sa façon de ces premiers rayons de soleil qui réchauffe vraiment, les corps comme les coeurs...

  • La balade des gens heureux...

    Le 19/02/2011 à 20:53BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    "La balade des gens heureux", la balade des amoureux....sans vouloir paraphraser notre ami Gérard Lenormand, je voulais tout de même vous raconter la balade des gens heureux, ou tout au moins des amoureux (les coeurs célibataires peuvent aussi s'y essayer, preuve en est...). Arès avoir annoncé ce parcours dans mon article d’hier, comme quoi, cette bande annonce du vendredi a au moins le mérite de servir à son auteure...alors malgré la pluie, "balade pluvieuse, balade heureuse" (dicton de parisienne), je suis donc allée faire un petit tour du côté de l'Ile saint Louis et du Marais pour suivre le parcours des coeurs transis mis en place lundi dernier en l'honneur de la Saint Valentin..... J'ai malheureusement du changer mes plans, lorsque arrivée devant le point de départ rien n'était indiqué, ni au sol ni ailleurs.....

    Un peu déçue et déjà un peu atteinte par l'humidité de ce samedi hivernal, j'ai alors pensé aux quelques clichés que je venais de prendre dans les couloirs de la station de métro Pont Marie....et plus précisément sur les cadres des panneaux publicitaires qui occupent (plus qu'ils n'ornent) les voûtes des quais des stations et qui s'imprègnent dans les mémoires des voyageurs attendant leur trains. Il faut dire que ces cadres de céramique couleur ocre jaune ont une histoire...j'en avais déjà brièvement parlé dans ce billet à l'automnbe dernier quand j'avais évoqué les magasins de la faïencerie Boulanger, rue de Paradis (lesquels sont d'ailleurs aujourd'hui dans le même état d'abandon...mais revenons à nos moutons, enfin plutôt nos cadres, puisque ce seront eux qui feront l'objet de cet article. 
    Dès ses débuts le métro prévoit des cadres publicitaires destinés à accueillir des réclames sous forme d'affiches, ou même plus rarement sous forme de faïences décoratives.La compagnie Nord-Sud qui ouvre son réseau en 1910 agrémente ces panneaux publicitaires d'une frise décorative. La CMP (compagnie des chemins de fer métropolitain de Paris fait de même à partir de 1922. les encadrements de ces espaces publicitaires sont généralement ornés de céramique de couleurs miel qui reprennent des motifs de fleurs ou de feuilles. Dans les couloirs ces encadrements font écho aux frises de couleur marron, vertes ou bleue qui sépare le carrelage blanc biseauté, que l'on doit également à la même faïencerie de la voûte peinte. Il semblerait que plusieurs faïenceries aient été sollicitées pour réaliser ces revêtements muraux et des frises de couleurs...Boulenger mais aussi, Creil et Montereau, ou encore celle de Gien....il faut dire que pour habiller les vôutes et les couloirs des quelques 300 stations paisiennes....ça fait un certain nombre de petits carreaux....
    Ainsi donc, voici comment passer d'une idée de balade romantique et de coeurs peints sur le sol à une promenade dans les couloirs du métro et à une rétrospective sur ses carreaux ....Cupidon est décidément bien frileux cet hiver ....à moins qu'il n'est pris des congés sabatiques....

  • La traversée de Paris

    Le 15/02/2011 à 21:15BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    La Porte Saint Denis, vue de la rue d'Aboukir "La traversée de Paris"...il ne s'agit pas ici d'évoquer la nouvelle de Marcel Aymé, ni le film de Claude Autant-Lara mettant en scène le trio du film français de l'après-guerre, j'ai nommé Gabin-Bourvil-de Funès, dans le Paris des années 40, mais bien d'une autre traversée (certes moins rocambolesque mais tout aussi passionnante). 

    En fait, je devrais plutôt dire LES traversées de Paris......C'est par cette brève introduction à connotation cinématographique que je vais en réalité exposer en quelques lignes l’excellente initiative d'un groupe d'étudiants (pas non plus spécialement orienté vers le 7ème art) qui a fondé il y a 18 mois environ cette association visant à "décrypter" leur ville, Paris, sous trois angles différents : architectural, sociologique et urbain, orientés par leur propres choix universitaires. Un alliage judicieux en effet, car comment comprendre, connaitre et étudier une métropole en perpétuelle mutation sans prendre en compte ces différents paramètres ? C'est donc pour transmettre aux parisiens, de souche comme de passage, cette vision pointue spécifique et approfondie que ces étudiants ont souhaité créer "A travers Paris". Ainsi, une fois par semaine (et bientôt plus), deux ou trois d'entre eux préparent et animent une visite de deux heures environ autour d'un quartier, mettant en valeur la son histoire, sa mutation et son développement.  Sous le Passage du Prado, la vie de la "Petite Turquie"
    La "traversée de Paris" (enfin, restons modestes, la traversée de quelques encablures...) à laquelle j'ai participé dimanche dernier avait pour cadre le quartier de la Porte Saint Denis. Avec une bonne vingtaine d'autres promeneurs parisiens, j'ai suivi Nathan (étudiant en architecture à Paris Malaquais) et Jens (étudiant allemand en stratégies territoriales et urbaines à Sciences Po) qui nous ont partagé leurs connaissances et surtout explicité avec détails historiques et anecdotes, du passé comme du présent, à l'appui, les caractéristiques, architecturales, urbaines et sociologiques de ce quartier aussi cosmopolite que dense... Un quartier aux multi-facettes donc, où se côtoient la "Petite Turquie" qui investit les cafés 100% masculins de la rue des Petites écuries, de la rue Mazagran ou de la rue de l'Echiquier, la communauté indienne et ses restaurants du passage Brady, La Pointe Trigano, curiosité architecturale du 2d arrondissement le boulevard de Sébastopol et la rue de Paradis animés par les salons de coiffure africains, la communauté kurde regroupée autour de son centre culturel de la rue d'Enghien, la communauté chinoise qui investit peu à peu les quelques rues avoisinantes, le Sentier au delà des grands boulevards et ses mutliples ateliers de confection, et enfin les "bo-bo" qui choisissent d'habiter ce coin du 10ème et qui ont l'habitude de se retrouver "Chez Jeannette" pour le café, et qui vont quelques fois dîner chez "Flo", Cour des petites écuries...Un quartier marqué par l'immigration donc, qui le fréquente le jour pour des raisons professionnelles, et par les parisiens autochtones qui l'habitent dans une frénésie immobilière de plus en plus importante qui fait de tous les arrondissements des enjeux fonciers. Ainsi, le quartier s'il est populaire de par ses commerces et ses activités multiples et variées est de plus en plus recherché.
    Alors que la Porte St Denis se posait comme une délimitation entre Paris et ses "faubourgs", la banlieue de l'époque, la capitale a repoussé ses remparts avec les plan haussmanniens, mettant ainsi en place les 20 arrondissements.... Si "A travers Paris" ne se cantonne pas seulement à nous emmener découvrir les quartiers des entrailles de la capitale, c'est que Paris a vocation dans le futur à encore repousser ses "murs d'enceinte" et Sous la Porte Saint Denis, le repaire des pigeons parisiens.. continuer son développement urbain par tous les moyens de transports et de communication actuels et à venir. Néanmoins aujourd'hui la volonté des pouvoirs publics semblent êtreé galement de préserver une ville "à taille humaine" en laissant aux arrondissements leur autonomie, soucieux d'apporter une "vie de village" à leurs habitants.....
    Si je méconnaissais totalement cette initiative, je ne peux qu'encourager les parisiens, de tout âge, de tout bord et de tout quartier à venir participer à une (ou plusieurs promenades) "inspirante" tant sur le plan culturel que sociologique. Et puis c'est une aussi un moyen agréable de ne pas rester seul un dimanche après-midi et de se retrouver en groupe pour échanger. Bref, une traversée à réitérer !
    Pour ceux que je n'aurais pas réussi à convaincre par ces quelques lignes, je vous conseille d'aller visiter le site de l'association pour en apprendre un peu plus, et où vous trouverez toutes les informations pratiques.

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  • Brouillard de Montmartre...

    Le 12/02/2011 à 20:42BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    J'avais à l'automne évoqué l'allée des cygnes, nous passons ce soir des anatidae blancs à la purée de pois grise...du 15ème au 18ème arrondissement, et plus précisément de la butte Montmartre. J'ai eu connaissance de ce lieu bien méconnu par les parisiens eux mêmes, par hasard, au gré d'une recherche d'inspiration....on présentait cet endroit de Paris comme une idée de promenade empreinte de romantisme, de rigueur, en ce week-end de Saint Valentin.

    Mais où est cette brume où les états d'âme rejoignent l'ambiance bohème et artiste qui règne dans ce quartier si particulier ? Sur la butte Montmartre, un peu au dessus et en retrait de l'animation du Sacré Coeur, dans les petites rues qui grimpent tortueuses mais non moins charmantes (enfin quand elles ne sont pas sur investies par les touristes en quête de cliché et d'image carte postale où le fantôme de Toulouse Lautrec accompagné d'un Chat noir planera, à l'ombre du Moulin de la Galette...), coincée entre la rue Norvins et la rue de l'Abreuvoir.
    Le château en lui même n'est en définitive qu'une large et notable bâtisse, sans caractère particulier, sinon de présenter effectivement ce statut un peu particulier et de revêtir un caractère tant historique qu'artistique et littéraire.....
    C'est ici un haut lieu de l'histoire montmartroise et fut l'un des plus beaux points de vue de Paris, lorsqu'il n'y avait pas autant de constructions. Ce site est marqué en effet par l'histoire puisque il trouve sa genèse au tout début du Moyen-Age quand Lutèce n'avait pas encore atteint l'an mil....En 475, sainte Geneviève élève sur sa tombe une église. Des miracles se produisent sur le tombeau: les paralytiques guérissent, les aveugles retrouvent la vue, les possédés du démons se font exorciser, puis un peu plus tard en 840, l'abbé de Saint-Denis Hilduin, raconte la légende de saint Denis ramassant sa tête pour la laver dans la fontaine qui se trouvait sur le site de ce qui deviendra le château des Brouillards. 

    A l'aube de la Révolution française, en 1722, un avocat au Parlement de Paris, M. Legrand-Ducampjean, achète la propriété, qui représente 7.000 m2, et se fait construire un petit château, une "folie" comme on aimait alors à appeler ces résidences situées dans les faubourgs de la ville C'est à ce moment là qu'il prend le nom de château des brouillards, appellation qui vient peut-être des vapeurs d'eau dues aux sources et surtout aux abreuvoirs qui se trouvaient non loin de labâtisse, puisque non loin de là s'est ensuite dessinée la rue du même nom, la rue de l'abreuvoir, et qui s'élevaient aux alentours entourant ainsi la bâtisse d'un cocon particulier..... 

    En 1854, Gérard de Nerval y rêve d'une oasis de paix: "Ce qui me séduit dans ce petit espace abrité de grands arbres, c'était d'abord le reste de vignoble lié au souvenir de saint Denis. C'était ensuite le voisinage de l’abreuvoir, qui le soir, s'anime du spectacle de chevaux et de chiens que l'on y baigne... admirable lieu de retraite, silencieux à ses heures...". Pourtant à cette époque, le bâtiment sert plus de squatt à la vie bohème et artistique de Montmartre...Tombant à l’abandon, la propriété est occupée. Dans les années 1890 par des artistes sans argent ayant élu domicile à Montmartre : Steinlein, Poulbot, Duchamp-Villon, Van Dongen. Ce quartier de la butte est si misérable qu’on l’a surnommé le "maquis". Outre cette folie qui tombe en ruine, ce n’est qu’un paysage de cabanes de fortune ; Modigliani amènage dans l’une d’elles en 1906.
    Au début du XXème siècle, le château, délabré, menace d'être détruit, mais est finalement restauré. En 1934, Roland Dorgelès fait connaître ce château par son roman "Le château des Brouillards". Ce nom est donc définitivement inscrit dans les brumes des hauteurs montmartroises, les brumes du romantisme littéraire...

    Aujourd'hui, le "château" est le cadre agréable d'une promenade comme en ce samedi après-midi...il permet de s'éloigner de l'agitation de la Place du Tertre où les artistes au coup de pinceau, parfois approximatif, ont remplacé les Utrillo, Lautrec, Van Gogh ou autre Pissarro.... Bien souvent, on y croise des couples, charmés par ces quelques moments de romantisme et de poésie amoureuse....ou bien des touristes qui viennent aussi chercher le fantôme de Dalida, qui hante également ce quartier qu'elle a si longtemps aimé et habité.
    Si j'ai fait en sorte que ce la ne voit pas sur les photos, une grande partie du bâtiment est actuellement en travaux...espérons qu'ainsi le patrimoine de ce quartier soit au mieux préservé..

  • Sous le signe du lapin...

    Le 08/02/2011 à 19:30BaladesCommentaires (2)Ajouter un commentaire

    Oui, il s'agit bien dans ce titre d'évoquer le nouvel an chinois car si ce n'est pas particulièrement une fête traditonnelle française ou parisienne, elle est à présent  tellement ancrée dans l'esprit collectif et dans le calendrier de la capitale qu'il serait difficle de faire l'impasse sur le sujet. Et il serait de même bien dommage de ne pas vouloir en parler....Néanmoins, heureusement que le soleil était de la partie dimanche après-midi sur Paris, car s'il avait plu je ne suis pas sûre que j'aurais traversé la Seine pour aller prendre un bain de foule et la température du quartier chinois fêtant l'arrivée de sa nouvelle année...

    "Lapin lapin entre et vient me serrer la main..." comme le disais une certaine Madame Chantal G, et bien cette ritournelle enfantine était totalement de circonstance....En effet, l'animal au longues oreilles était de sortie, et sous toutes les formes s'il vous plait ! Et comme il est l'à l'honneur cette année, il  a du en serrer des pinces...certes de façon imagée mais en tout cas il a bel et bien eu toute sa place dans le quartier rouge et jaune du XIIIème arrondissement....

    Je n'avais jamais participé à ces réjouissances extrêmes-orientales, et je fois dire que je n'ai pas été déçue, car en quelques instants j'ai fait un petit voyage tout en restant dans mon Paris chéri. Avec quelques images, des sons et des parfums le tour était joué....Arrivée porte d'Ivry avec un accueil tonitruant significatif de pétards, des ballons et des guirlandes accrochées aux arbres de l'avenue, le décor était déjà bien planté. Un petit tour (enfin une tentative plutôt...) chez Tang Frères pour confirmer que décidément les parisiens adorent ce magasin où les effluves caractéristiques prennent en otage vos narines jusqu'à votre sortie...Le célèbre et populaire magasin avait sorti ses habits de fêtes : des dragons aux mille feux suspendus au plafond, des ballons distribués aux enfants animaient les allées et les rayons et un riche achalandage de produits aux couleurs de l'empire du milieu était proposé pour mieux fêter cet évènement partagés aujourd’hui dans bien des pays et des villes du monde.

    Outre ce bref passage parmi les étalages de vermicelles et autres boîtes de thé, j'ai constaté dans les rues de cette partie du XIIIème où la communauté chinoise parisienne s'est implantée, que les festivités du nouvel an qui dépassent de loin les familles d'origine asiatique et qu'elle devenue véritablement une fête générale.

    Mon emploi du temps m'a opportunément amenée au point de départ du traditionnel défilé au moment même où celui ci débutait, j'ai ainsi pu assister à une partie de cette démonstration de costumes, musique et traditions qui en a émerveillé plus d'un et pas forcément ceux dont les origines sont extrêmes orientales. Les parisiens n'étaient en effet pas en reste, et étaient les plus amusés et les plus intéressés par cette culture souvent bien méconnue et qui nous émerveille toujours tous autant. Preuve en est avec tous ces appareils photos de sortie,  les commentaires et les questions qui allaient bon train sur tel ou tel coutumes, tel ou tel costume, il fallait même observer que caméras et micros étaient également de sortie pour relayer l'événement dans l'informaiton régionale du jour... Quelques guirlandes de pétards  (c'est que ça vous casserait un tympan ce truc une fois allumé...), des chars et des étandards plus loin, j'ai suivi THE lapin incarné par deux jeunes femmes emmitouflée dans de très seyants costumes représentant le dit animal, héros de l'année, et marquant le passage d'une année à l'autre, l'un vêtu de gris, faisant un distinctif signe de la main en guise de bonjour, le second, en blanc, saluant l'année se terminant...

    En observant et en écoutant tout ceci j'ai vraiment réalisé que le meilleur moyen de dépasser la peur de l'autre, du différent, des clivages culturels, et des questions géopolitique, c'est encore de se plonger dans les fêtes et les traditions qui nous sont inconnues mais non moins inintéressantes. La preuve dans la suite du billet...

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  • Quand la Seine fait des siennes...

    Le 28/12/2010 à 19:30BaladesCommentaires (2)Ajouter un commentaire

    Et bien certes ça n'amuse pas vraiment tout le monde mais au moins ça fait parler d'elle.....j'aurais pu aussi intituler ce billet, "2010, un grand cru parisien" et faire ainsi un petit calembour pour évoquer les états d'âme de la Seine, puisqu'il s'agit là de relater en quelques mots la crue que la Seine connait en cette fin d'année. 3,90 m il faut dire que ça se fête (hips ! ou plutôt ça fait causer). Il est vrai qu'on est encore un peu loin des 8,62 historiques d'il y a tout juste 100 ans....mais tout de même....alors pour ne pas rater ce phénomène naturel, mais pas si naturel que ça pour notre petit confort parisien, je suis allée jeté un coup d'oeil aujourd'hui sur les berges et je dois dire qu'effectivement la Seine est dans tout ses états.  

    Et quand la nature bougonne, elle reprend ses droits sur l'organisation humaine en bouleversant petites et grandes habitudes. C'est en réalité aux chutes de neige et à la fonte qui en a suivi que les affluents de la Seine ne savent plus où en donner de la tête et finissent par engorger notre bon vieux fleuve parisien, d'habitude si calme et si tranquille....Si ce n'est pas encore la panique c'est au moins une véritable attraction pour les parisiens et une curiosité de plus pour les touristes, les appareils photos étaient tous de sortie. Avec ces quelques mètres d'eau supplémentaires c'est la vie fluviale qui est chamboulée et une partie de l'activité parisienne avec....pensez donc, plus de bateaux mouche, certains bateaux interdits de passages sous les ponts, un bon tronçon des voies sur berges qui sont fermés, et le centre qui se replie un peu sur lui même....Pourtant s'il n'y pas de restriction de navigation (interdiction qui n'intervient qu'à partir de 4,30 m) le cours (u_u) des choses est un peu perturbé....
    Pour autant rien ne semble inquiéter davantage la Préfecture de Police qui ne voit dans cette crue que l'expression d'un phénomène saisonnier habituel, et si la cote d'alerte est malgré tout lancée puisque nous avons dépassé les 3,50 m réglementaires, la Seine est encore loin de voir rouge (ce qui n'arrive que lorsque les 6 m sont atteints).......Aujourd'hui seul le niveau jaune est atteint mais on envisage tout de même une montée supplémentaire des eaux à 4,50 m. Depuis quelques années les pouvoirs publics savent que la menace d'une crue de grande ampleur plane au dessus de la capitale. Oui Paris attend bien sa "crue du siècle" annoncée par les experts qui calculent une montée des eaux très importante tous les 100 ans environ... 
    Ce phénomène me rappelle quelques remarques entendues il n'y a encore que quelques jours au moment des chutes de neige et des températures "hivernales" : Ne serait ce pas surtout notre comportement face au climat et aux saisons qui a changé ? N'avons nous pas, dans notre société ultra-organisée aseptisée et contrôlée, oublié que nous n'étions pas les seuls dans l'écosystème et que les éléments de la nature ont aussi, parfois, leur mot à dire ? Une tempête, une éruption volcanique, un cyclone, une crue, une avalanche, une grande marée.....se rappellent parfois à nous en nous montrant, fort heureusement, que si l'homme peut beaucoup il ne peut pas non plus tout, en lui enjoignant ainsi une petite piqûre de rappel d’humilité....
    Alors 2010, un grand cru(e) parisien ? Pas sûr.....Madame va dignement reprendre le chemin de son lit dès demain :) En attendant, j'en ai vu qui ont profité de cet intermède météorologique pour passer du bon temps...

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  • Lendemain de fête...

    Le 25/12/2010 à 20:23BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Des rues désertées, des magasins fermés, un rythme au ralenti, oui nous sommes bien un jour férié....des promeneurs qui se hasardent à sortir malgré le froid (le chien ou les enfants y sont peut être un peu pour quelque chose....), j'aime toujours profiter de ces jours particuliers où la capitale semble comme vidée, pour ne laisser place qu'aux irréductibles parisiens comme moi ou aux touristes ayant choisi la ville lumière pour passer la fête de Noël et délocaliser leurs coutumes de fin d'années vers la France. Ces jours là, plus que jamais la ville appartient à ceux qui se hasardent à sortir par un froid aussi rigoureux que celui d'aujourd'hui....Devant ces températures à ne pas mettre un nez dehors j'ai pensé un moment rester au chaud et évoquer dans ce billet le pourquoi du comment de Noël avec des questions du style : d'où vient la bûche ? depuis quand décore t-on un sapin chez soi ? à correspond la légende du Père Noël ?.....et les réponses qui iraient avec....

    Mais ne voulant pas laisser ce soleil et ce ciel bleu tout seuls, je suis tout de même sortie, parée comme pour le Pôle Nord et malgré le froid incisif, je dois dire que je ne l'ai pas regretté car une promenade un après-midi de Noël est toujours particulière.....l'ambiance n'est pas habituelle imprégnée de calme et de tranquillité, la journée passant comme dans un ralenti général. C'est aux promeneurs du Jardin des Tuileries que je me suis mêlée, où les nationalités se mélangent et où les voeux se formulent dans toutes les langues. Le soleil pâle tentait de réchauffer comme il le pouvait les mains frileusement cachées dans les poches ou les mitaines, qui quelques heures plus tôt, déballaient fébrilement cadeaux et autres surprises.....Certains ont profité de ces quelques instants passés dehors pour tester la nouvelle attraction trouvée au pied du sapin : un tricycle ou une trottinette pour des enfants, un appareil photo ou le dernier portable pour les plus grands....
    Les pigeons sont néanmoins restés égaux à eux même planant et jouant au rase motte près des têtes et des épaules des passants encore un peu endormis (pas de Noël et pas de froid particulier pour les volatiles parisiens), les statues du Jardin des Tuileries après leurs jeux de la nuit de Noël ont repris la pose sur leur socle de pierre et restent impassibles....jusqu'à la prochaine nuit magique.... Les allées du jardin déjà bien piétinées mais glissantes à certains endroits, étaient pourtant encore vierges d'empreintes de pas et du passage d'oiseau ou de chien, à d'autres.
    Les chaises invitant au bain de soleil en été, mais aujourd'hui définitivement abandonnées par les promeneurs, égayaient par leur silhouettes métalliques vertes ce paysage parisien blanc et froid finalement assez inhabituel....
    Et sinon, vous savez d'où vient la tradition de la bûche ? et les boules suspendues au sapins, vous savez de quand ça date ? Allez....je vais vous le dire.....

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    par Liloulilas - tags : Paris, balade, Jardin
  • Noël parisien - Partie 3

    Le 19/12/2010 à 19:24BaladesCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    Si l'extérieur des grands magasins est attractif en décembre, l'intérieur l'est tout autant voire plus....et en dépit de l'affluence qui incite plus à piétiner dans les couloirs ou les escalators, on serait presque plus tenté d’admirer le décorum que de s’intéresser aux achalandages en eux mêmes.....Pour y être passée (afin de vous faire partager ce moment typiquement parisien, je n'ai pas trouvé que le Noël des Galeries Lafayette était aussi "show show" que celui annoncé....et pas la peine de compter sur la température ambiante pour réchauffer tout ça... Je l'ai  néanmoins trouvé original, chic et approprié à ce haut lieu commercial, que dis-je, ce temple, ce sanctuaire de la tentation, de l'achat, de la consommation en tout genre...

    Chaque année, la coupole du grand magasin se pare d'un gigantesque sapin de Noël, décoré de somptueuses boules et de points scintillants, que viennent couronner de façon très originale une chute de cadeaux qui semblent sur le point de tomber sur les clients plus hypnotisés par ce phénomène suspendus dans le ciel du saint des saint commercial, que par les stands de parfumerie qui forment le parterre du sapin.....
    Il faut dire que juste en dessous,  le spectacle est un peu saisissant et fait réellement l'effet escompté...les cadeaux aux couleurs pastels se marient merveilleusement bien aux teintes de la verrière et des balcons qui graduent les étages du magasin. Le tout dans une ambiance aussi chic que somptueuse, mais restant dans une certaine simplicité qui ne faut que souligne l'élégance recherchée et ainsi atteinte...
    En prenant un peu de hauteur par les escaliers de bois, le spectacle n'est que plus beau et plus amusant....les cadeaux taille "king size", brillent et semblent tomber, tout en légèreté....le sapin brille de mille feux et ses 22 mètres de haut ne semblent plus autant spectaculaires que vus du rez de chaussée et les vitraux de la coupole fournis de détails décoratifs ne parait plus aussi lointains et inatteignables....

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  • Noël parisien - Partie 2

    Le 18/12/2010 à 19:33BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Dans la première partie de ce billet  je parlais loupiotes, mais qui dit lumière de Noël dit aussi lumière des grands magasins....comment ne pas évoquer les les façades illuminées des Galeries Lafayette et du Printemps, .....et la magie enfantine des vitrines animées ? Ce sont ces décors extérieurs féeriques dignes des contes et autres mille et une nuits que je voudrais évoquer à travers cette seconde partie.

    Depuis quelques années déjà les façades des mythiques Galeries se parent dès la Toussaint de milliers d'ampoules, qui s'allument à la nuit tombée dès la fin du mois de novembre, une belle façon de nous faire rentrer progressivement dans l'hiver et si ce n'est pas suffisant pour effectuer une véritable luminothérapie, c'est malgré tout une véritable animation de quartier qui s'offre aux yeux toujours ébahis des badauds devant cette vague de lumière qui court tout le long du boulevard. Au printemps, ce sont des éclairages glamour faits de fuschia et d'un bon dosage de jaune et de violet pour donner une ambiance féminine et élégante, toute en sophistication...deux ambiances différentes mais complémentaires, qui font, sinon rêver, du moins lever la tête et
    bien souvent une immortalisation de cet instant magique et lumineux par de nombreux appareils photos...
    Entre la façade et la vitrine il n'y a qu'un pas...qu'il est d'ailleurs bien souvent difficile de faire sur ces trottoirs archi-bondé, où un joyeux brouhaha familial domine, agrémenté d'un savant brassage de langues.....Les grands magasins au mois de décembre sont toujours pour le parisien averti un périmètre plutôt à éviter qu'à fréquenter.....mais pour pouvoir rendre compte intelligemment de cette ambiance particulière et de cet univers d'un Noël, certes commercial, mais néanmoins magique, je me suis rendue sur le champ de bataille pour (tenter) d'immortaliser un aperçu des vitrines de l'édition 2010.
    Cette année les galeries Lafayette ont mis leur devanture sous le signe d'Abba en animant ses vitrines sur le thème de la comédie musicale à succès Mama Mia ! au son des hauts parleurs crachant les tubes phares du groupe seventies en boucle.... L'ensemble est un brin décalé avec le monde des enfants mais pourquoi pas...quoi qu'il en soit ça n'empêche pas les bambins comme les parents de s'agglutiner devant les grandes vitres derrière lesquelles montent et descdendent dans un rythme saccadé et mécanique, mais non moins charmant, les poupées dans leur sourire figé, les ours dans une danse approximative, comique mais attendrissante.
    Quelques dizaines de mètres plus loin, le marionnettiste attitré du Printemps a encore sévi dans l'élégance, le raffinement et le glamour...ambiance rose bonbon donc sous les coupoles du grand magasin, où les vitrines sont mises en scène dans une débauche de pièces montées de macarons et où les festivités vont bon train autour d'un grand banquet.... mais tout en finesse et en légèreté grâce à la présence de ces marionnettes à fils, aussi souples et légères qu'un gant de toilette....(dixit leur géniteur...)
    Mais au delà des mouvements hachés et amusant des marionnettes qui interrogent le regard des enfants, le Printemps se dote également de mise en scène prestigieuse en cette période faste de l'année, avec un agencement des espaces qui ne sont pas occupés par les joujoux....costumes, animaux, strass, lumière, champagne....tout ce qui a connotation au luxe, à l'élégance et à la fête somptueuse a son ticket d'entrée dans ces petites loges aussi féeriques qu'extra-ordinaires...le thème de cette édition étant "Noël au Château"...une invitaton au voyage et à l'onirique qui n'est pas sans rappeller un univers rencontré dans certains contes filmés tels que "Peau d'Ane" ou de "La Belle et la Bête"....
    Ainsi il y en a pour tous les goûts et s'il est bien difficile de se frayer un chemin pour tenter d'apercevoir ne serait ce que le temps de quelques instants le coin d'une vitrine, il n'en reste pas moins que cette attraction commerciale soit toujours très attirante même pour les parisiennes un peu blasées comme moi....

     

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  • Noël parisien - Partie 1

    Le 16/12/2010 à 19:52BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    "Paris ville lumière", oui indéniablement et plus encore en période de fête.... par quelques mots je souhaiterais ce soir évoquer la magie qui règne à Paris à chaque fin d'année simplement grâce à quelques jeux de lumières..... Car outre éclairer les rues et les vitrines diverses et variées dans une nuit si vite arrivée en cette saison, ces milliers de petites ampoules illuminent (et réchauffent, surtout) les coeurs et les âmes...Rien de plus agréable, en dépit du froid et parfois de l'humidité, que de flâner au gré de ces petits points lumineux, clignotants ou pas, blancs ou colorés, agencés et organisés artistiquement ou très savamment, de façon à étonner le passant qu'il soit touriste d'un jour ou habitant du quartier...

    D'ailleurs, les illuminations de Noël, c'est même une grand messe à Paris ! Sur les Champs, elle font l'objet d'une "protocolaire" inauguration...et chaque année c'est une personnalité qui s'y colle pour appuyer sur l'interrupteur.... c'est même ce ce qui lance les festivités de fin d'année.
    Cette année les festivités, par le biais d'un partenariat entre associations de commerçants et la municipalité de Paris, ont eu la lumineuse (u_u) idée de créer un parcours découverte (intitulé "Paris illumine Paris") autour des différentes illuminations installées dans une centaine de rues et places  et faire ainsi briller de mille et un feux, les vieux murs de la capitale et par la même occasion les mirettes des petits et grands ....
    Au delà des incontournables Champs Elysées et de ses arbres parés de gouttelettes de strass, ce sont beaucoup de rues, artères ou autres passages qui sont mis en valeur le temps de quelques semaines et par la même occasion l'ensemble du paysage urbain dans toute sa diversité. Ainsi, les arbres du boulevard St Germain ont habillé leur tronc d'une écharpe aussi  scintillante qu'élégante....toute tricotée de magie et de poésie.  Sur les grands boulevards les arbres sont parés de grappes qui une fois allumées diffusent une lumière douce, presque tamisée, d'un rose un peu édulcoré. Rien de criard, mais un petit côté désuet, doux et charmant... Sur certaines avenues, ce sont de grands étendards de lumière accrochés d'un trottoir à l'autre reliant ainsi pendant la trêve des confiseurs les immeubles qui se font face toute l'année....
    Mais le halo de lumière festif parisien ne s'arrête pas là.. Ce sont aussi les grandes places comme la place Vendôme qui sort (presque de ses coffres tant le faste est de mise), ses plus beaux bijoux pour habiller de carats imaginaires les façades des prestigieuses boutiques .... Non loin de là ce sont les lustres de la rue de Castiglione qui illuminent le ciel parisien...des suspensions accrochées on ne sait où, qui jalonnent le parcours des berlines allant et venant entre ministères, palaces, et autres magasins de luxe...
    Si l'on ne peut pas évoquer en quelques lignes tous les parcours, toutes les installations, il est difficile de ne pas décrire l'ambiance de certaines rues, comme la rue Royale qui, la nuit tombée, est autant éclairée qu'en plein jour (les fastes de la couronne ne sont pas bien loin !), mais sans rester dans les beaux quartiers, on peut aussi flâner dans la très passante et non moins amusante rue Mouffetard qui tend un ciel de lit sous les promeneurs pour mieux resserrer les liens entre les êtres pendant ces quelques jours de fête.... Une tenture invisible parsemée d'étoiles minuscules, voile aérien mais non moins féerique....que l'on retrouve dans d'autres petites rues de la capitale comme la rue Cadet qui malgré sa petite taille n'est pas avare d’illuminations....
    On ne peut oublier les illuminations des grands magasins, mais ceux ci feront l'objet d'un prochain article...
    Cette belle fête de la lumière est orchestrée par la grande dame de fer, qui elle a le sacré privilège d'être en habit de lumière tous les soirs de l'année (c'est qu'on est pas le symbole de la capitale pour rien...), une illumination éphémère mais quotidienne qui reste l'un de mes spectacles parisiens favori (et qui plus est, totalement gratuit...). En habit de fête, elle surplombe Paris ville définitivement sous les feux de multiples projecteurs....

  • Sur "l'Allée des Cygnes", les anatidae ont depuis bien longtemps fini de chanter

    Le 17/11/2010 à 20:42BaladesCommentaires (1)Ajouter un commentaire

    C'est par un jour maussade de printemps, l'année dernière, au son de la mélodie de "la nuit je mens" que j'ai découvert l'existence de l'Allée des Cygnes... Je me souviens très bien avoir vécu un moment chargé d'intensité émotionnelle (sans doute du au pouvoir de la musique et à la découverte d'un endroit aussi inattendu que surprenant, auquel s'ajoutait encore un trouble intérieur déjà présent). Je suis retournée dimanche après-midi, mais sans Alain Bashung cette fois, sur le petit kilomètre de terre-plein que constitue cette ile artificielle, mais l'impression ne fut pas identique, même si, comme l'année dernière le temps était gris.... 

    Si cette bande de terre dédiée à la promenade m'avait plu la première fois, la seconde édition m'a réservé un tout autre ressenti : était ce l'absence des accords de violons, les états d'âme envolés.....l'ambiance était en tout cas marquée par un triste spectacle d'abandon et de désolation. Si le nom du lieu peut sembler attrayant, inutile d'imaginer un endroit charmant : non ici pas de cygnes, de rosiers, de tonnelle de cadre idyllique ou tout au moins romantique, mais bien des barrières de BTP grises et vertes (travaux en cours jusqu'à la fin de cette année, abstenez vous d'une excursion là bas avant le printemps prochain si vous voulez évitez la sinistrose...), vue plongeante sur le quartier Beaugrenelle (qui n'est pas des plus réussi urbainement parlant), bancs tagués et fatigués, ornières et pavés descellés, tout indique un lieu de passage mal entretenu dans un quartier qui s'éloigne déjà des lieux parisiens les plus attrayants. Si quelques péniches marquent encore un peu de vie et de fantaisie, c'est surtout un lieu d'activité fluviale dont la physionomie ne présente rien de particulièrement séduisant....sinon une palette de couleur ton sur ton, composée de gris pigeon sur du gris ferraille et gris "Seine polluée"...
    J'ai essayé de faire abstraction de ce décor d'une beauté toute relative et me suis laissée amusée par une série insolite de "fleurs" découpées dans des fonds de bouteilles plastiques accrochées au tronc des arbres, j'ai bien essayé de trouver le sens de cette démarche (artistique, écologique, symbolique, fétichiste ? que sais je encore....) en vain.... Si ces excroissances, témoignages directs de l'ère industrielle et de notre société de consommation, n'apportent rien de plus à ce paysage déjà marqué par l'environnement urbain tout proche, elles sont pour autant plutôt intrigantes...et m'ont fait oublié, le temps d'un aller et retour sur la langue de terre la tristesse des cygnes imaginaires de cette allée... Si quelqu'un a des informations ou des supputations, qu'il ne se gêne pas pour éclairer ma lanterne....

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  • Bande annonce culturelle du week-end

    Le 12/11/2010 à 19:53BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Les jours baissent mais les idées ne diminuent pas pour autant pour occuper les week-end parisiens... une fois de plus le choix est vaste et ne peut que donner envie de sortir, faire fi ds feuilles mortes, des gouttes de pluie et du ciel gris pour aller vers toutes les lumières possibles, celles des musées, des galeries, des salons, ou encore celles des grands magasins dont les vitrines offrent (déjà) leur spectacle de Noël (mais n'allons pas trop vite, j'ai encore bien suffisamment le temps de reparler des réjouissances commerciales d'ici la fin de l'année....), mais plus encore vers la lumière culturelle à laquelle on se dore l'âme et le coeur, tout en réchauffe également les neurones... Voilà donc quelques idées :

    Profitez du refroidissement annoncé pour vous réfugier au coeur de l'Hôtel de Ville y admirer les courbes et lignes d'Andrée Putman dont la rétrospective à commencé ce 10 novembre, et se poursuit jusqu'au 26 février 2011. Outre reconnaître quelques unes de ses oeuvres phares qui nous ont tous forcément interpellé à un
    moment ou à autre, sans forcément savoir qui en était l'auteur, cette exposition permet de mieux connaitre l’ambassadrice du style "à la fançaise".

    Si "l'esthétique désencombrée" de la grande dame du design ne vous attire pas, apprivoisez une nouvelle lecture des écrivains, de 1850 à nos jours, à travers leur portrait, grâce à l’exposition sur ce thème au Musée Victor Hugo qui se tient dans le cadre du mois de la photo (dont je parlais déjà dans la dernière bande annonce culturelle). Un moyen pour mieux comprendre l'étroite relation entre ces deux vecteurs d'émotions et d'idées, se mettant en place au XIXème siècle pour se poursuivre encore aujourd'hui. Deux vecteurs qui se chevauchent pour mieux se compléter, quand mots et images viennent nourrir l'esprit humain....

    Mais si les écrivains et les vieux clichés ne vous séduisent non plus pas, faites quelques bonds en arrière supplémentaires et plongez vous dans la France de 1500, entre Moyen Age et Renaissance, qui se tient au Grand palais jusqu’au 10 janvier. Un voyage dans le temps pour aller à la rencontre d'oeuvres d'art inestimables, chargées d'intensités historique et artistique, témoins d'un temps où le temps n’avait pas la même valeur qu’aujourd’hui. Un moyen d'apprécier la valeur de l'être humain de l'époque pour mieux estimer celle d'aujourd'hui.
    Toutefois, si les panneaux peints et et les enluminures ne sont pas tout à fait à votre goût, adoptez un tout autre registre artistique, à la Halle St Pierre où vous pourrez admirer des spécimens d'art brut japonais...un voyage sans égal en plein coeur de Paris....

  • Bande annonce culturelle du week-end

    Le 05/11/2010 à 20:24BaladesCommentaires (0)Ajouter un commentaire

    Jardin des Tuileries L'avantage des semaines comportant un jour férié est qu'elles passent pour ainsi dire deux fois plus vite... celle ci n'échappe pas à la règle...nous voilà donc déjà vendredi, pas le jour des raviolis, mais celui des projets culturels du week-end et donc de ma petite bande annonce hebdomadaire....

    S'est ouvert depuis ce lundi (oui, le mois de novembre, ça vous avez du le remarquer..), le mois de la photo à Paris. Et le choix de sorties en adéquation avec cet art et ce moyen de communication qui ne cesse d'évoluer et de compter des adeptes ne manquent pas. Ainsi, en vrac voici quelques manifestations liées à la photographie, déjà visibles ce week-end : 
    Coordinatrice de l’évènement, la Maison Européenne de la Photographie présente, autour du thème de l'extrême, une partie de ses collections, mais aussi l'exposition consacrée à Raymond Depardon sur le paysage français dans tous ses états à la BNF, ou encore la retranscription de la mise à jour des trésors d'Angkor par l'Ecole Française d'Extrême Orient entre 1860 et 1960, exposée au Musée Cernuschi. Toujours visible également, malgré l'accès interdit au mineurs et les files d'attente, la chaude et sulfureuse exposition sur l'oeuvre de Larry Clarck au Musée d'Art Moderne de Paris,
    Jardin des Tuileries
    Mais si ni les ébats des jeunes américains des années 1960 ni l'excavation des pierres des temples extrême orientaux ne vous attirent et que ma vision de Paris à travers mes propres clichés ne vous parle pas non plus....réfugiez vous dans l'élégante peinture de Giuseppe de Nittis (1846 - 1884), qui s'admire actuellement au Petit Palais.
    Votre fibre artistique vous mènera peut-être jusqu'au Caroussel du Louvre où se tient se week-end le Salon du Patrimoine, lors duquel vous pourrez échangez avec les quelques 250 exposants . Débats et conférence voisinent avec les démonstrations des restaurateurs et des artisans tous plus désireux de partager leur passion pour leur profession visant à préserver notre patrimoine national.
    Jardin des Plantes
    Sinon allez donc cueillir un petit brin de Marjolaine, et faire le plein de bien être, de bio, d'éco diversité et d’équilibre avec autant d'innovations dans le domaine de l'éco attitude, tellement dans l'air du temps au Salonbaptisé du nom de cette plante médicinale qui se déroule au Parc floral de Paris du 6 au 14 novembre....Espace pour s'informer sur les innovations de ce domaine en pleine expansion, mais aussi espace d'échanges solidaires et de convivialité.
    Et si après les effluves d'huiles essentielles bio vous avez envie de vous défouler, venez donc sur le Parvis de l'Hôtel de Ville pour apprendre quelques coups d'estoc et peut être la botte de Nevers puisque sont proposés en parallèle des mondiaux d'escrime des initiations à ce sport malgré tout méconnu.
    Enfin pour ne pas déroger aux bonnes habitudes, je vous donne encore quelques adresses où se tiendront des brocantes ou des vides greniers.
    Bon week-end ...

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